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Le silence fait peur. C’est exactement pour ça qu’il faut y aller.

On a peur du silence parce qu'il révèle ce qu'on évite d'entendre. C'est aussi pour ça qu'il guérit.

RO romain Fondateur du Cocon · 5 avril 2026 · 1 min de lecture
Le silence fait peur. C’est exactement pour ça qu’il faut y aller.

On a tous fait l’expérience : un silence un peu long dans un dîner, et un réflexe — combler. Une blague, une question, une vérification du téléphone. N’importe quoi pour rompre la chose.

Dans un cercle de parole, ce réflexe ne fonctionne pas. Quand quelqu’un finit de parler, le silence reste. Trois secondes, dix, parfois trente. Et c’est dans ce silence que se passe le vrai travail.

Pourquoi le silence est inconfortable

Le silence rend audible ce qu’on n’entend plus : ses propres pensées, ses émotions du moment, ce qu’on avait poussé sous le tapis. Et ça remonte sans demander la permission.

La première fois en cercle, beaucoup de gens cherchent à parler vite — n’importe quoi, pour éviter le vide. La deuxième fois, ils commencent à l’attendre. La troisième, ils le défendent.

« J’ai mis trois cercles à comprendre que le silence n’était pas un manque. C’était l’espace où je pouvais enfin me poser. »

Le silence, c’est une compétence

Pouvoir laisser un silence sans s’agiter, sans le combler, sans le sauver — c’est rare. Et c’est ce qui transforme une conversation en lien réel.

Si tu n’as jamais essayé : viens à un cercle. Le silence ne te fera plus peur pareil.

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romain
Fondateur du Cocon

Facilitateur de cercles de parole et d'immersions de détox digitale. Il écrit ici sur l'attention, le lien et l'art de débrancher.

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